mardi 19 janvier 2016

Schattenjägers, Jane Jensen et Cassandra Clare

Durant la deuxième moitié des années 1990, Dead Man JM et moi avons commencé à développer un univers fantastique assez complet. Cette toile de fond a servi lors de la toute première rédaction de Schattenjägers.


Jane Jensen et Gabriel Knight


L'élément déclencheur fut la découverte d'un jeu vidéo exceptionnel, Gabriel Knight: The Beast Within. L'univers ésotérique de Gabriel Knight, nous le devons à Jane Jensen. Et The Beast Within, avec son ambiance particulière couplée à un humour à la fois potache et cynique, nous avait donné la touche finale pour écrire Schattenjägers.

À un tel point que nous avons décidé de multiplier les références à l'œuvre  de Jane Jensen : des noms Ritter et Von Aigner jusqu'au titre, Schattenjäger.

En 2001, la réécriture de Schattenjägers fut décidée histoire de polir un peu tous les ajouts intégrés durant la rédaction originelle. Malheureusement, elle fut sans cesse repoussée, jusqu'au mois de décembre 2015, où nous nous y attelâmes sérieusement.

Vinrent Cassandra Clare et la série télévisée Shadowhunters

Je vais être honnête, je n'avais jamais entendu parler de Cassandra Clare, de sa série de livres The Mortal Instruments débutée en 2007, ou encore de la série télévisée adaptée, Shadowhunters jusqu'à ce que Dead Man JM m'appelle hier soir, horrifié.
Deux cents pages et un épisode plus loin, je suis moi-même pareillement horrifié.

Soyons clair et directs, il s'agit d'un plagiat total du Gabriel Knight de Jane Jensen, mais pour adolescentes. Jusqu'au titre ! Shadow hunter, schatten jägers, chasseurs d'ombres. Jusqu'à l'espace qui a été supprimé.

Le truc, c'est que ça fait beaucoup de lignes inspirées par Jane Jensen. Beaucoup de similarités. Trop, pour être franc. M'entendre dire "Oh, c'est comme Jensen !" me va particulièrement, mais entendre "Oh, c'est comme Clare", ça ne me va pas du tout.
Pas tant une question de fierté que la volonté de rendre à César ce qui lui appartient sans avoir à m'expliquer auprès de gens que, de toute façon, ça n'intéresse pas (et à juste titre).

J'ai donc décidé de suspendre, une fois de plus, la rédaction de Schattenjägers. La grande inconnue étant de savoir si nous allons tout remanier pour nous éloigner de l'œuvre de Jensen, ou tout simplement abandonner le projet.

C'est mon métier : je coule, je brûle, j'enlève, je tue, par plaisir ou par intérêt


Je pars en Californie début février pour trois mois respirer les bonnes vapeurs de la Southern California Gas Company (SocalGas). Je compte y faire deux choses :
  • réfléchir à tout ça (pendant que je saigne du nez) ;
  • bosser sur Dead Men's Tales.
Parce que, au moins, j'aurais plus de temps pour écrire la vie et la mort de nos chers pirates.

All hail cap'n Read.



Dead Man Paul

1 commentaire :

  1. J'avais lu Schattejagerd à l'époque. Ce qui ne rajeunit personne. Ça m'avait incité à jouer aux jeux de Gabriel Knight, et je ne le regrette pas.
    Ma fille est fan de Cassendra Clare, donc j'en au lu deux ou trois. Rassurez-vous, malgré le pompage éhonté du travail de Jane Jensen, c'est très différent de ce que vous aviez publié.

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