mercredi 6 juillet 2016

#BlackLivesMatter... or not

Non, ce n’est pas une revendication, simplement une constatation aigrie.
Quel trou de balle pourrait penser l’inverse ?
Question idiote, car une liste mentale se forme et elle s’allonge de minute en minute...
Mais bon.
Avec le décès d’Alton Sterling mardi 5 juillet à Baton Rouge, en Louisiane, comme je le disais, Black Lives Matter, mais pas tant que ça.

#BlackLivesMatter, petit Blanc de France ? Qu’est-ce que tu en as à foutre ?


Premièrement, interlocuteur imaginaire, je t’emmerde. Deuxièmement, quel trou de balle...
Oui, bon.
Retour de la liste.

Déjà, il serait dramatique qu’un être humain ne se sente pas concerné par le sort d’autres êtres humains pour une simple question de distance, de nationalité, de couleur de peau, de religion, de sexualité ou que sais-je encore.

Voir la fin du ramadan endeuillée par des attentats me peine. Pourtant je ne suis pas musulman (et on peut même affirmer sans risque que les religions, je m’en fous) et ça ne se passe pas à côté de chez moi. Mais je ne suis pas sociopathe.
Voir qu’un club gay se fait dézinguer, pour quelque raison que ce soit, me peine. Pourtant je ne suis pas gay (et on peut même affirmer sans risque que la sexualité des autres, je m’en fous) et ça ne se passe pas à côté de chez moi ; même si je suis déjà allé plusieurs fois à Orlando. Mais je ne suis pas sociopathe.

Si je m’octroie le droit de me moquer de tout ce qui me passe par la tête, alors n’importe qui a le droit d’être différent et de ne pas penser comme moi. Déjà, pour la simple et bonne raison que sinon, je ne pourrais pas me moquer.


# BlackLivesMatter... or not


Les vies noires comptent... ou pas.
Encore une fois, constatation aigrie.


Alton Sterling abattu mardi 5 juillet à Baton Rouge, en Louisiane


Non, je ne le connaissais pas.

Du tout.
Selon The Advocate feuille de chou basée à Baton Rouge est distribué quotidiennement à La Nouvelle-Orléans —, un appel d’un anonyme indiquait à la police avoir été menacé avec une arme à feu par un homme vêtu d’un tee-shirt rouge et qui vendait des CDs. 
Une vidéo montre deux policiers bien énervés interpeller sans ménagement un type qui n’a pas l’air de bien comprendre ce qui se passe. En deux temps, trois mouvements, il est plaqué au sol et maîtrisé. Un flic hurle qu’il est armé. Coups de feu, l’interpellé est mort.
Bien entendu, les deux policiers ont malencontreusement perdu leurs caméras. Tous les deux, au même moment. C’est ballot.




Alton Sterling a été décrit par ses proches comme un homme « gentil », « respectable » et « généreux ». Peut-être était-ce vrai, peut-être était-ce faux. On s’en fout, là n’est pas la question.


129 Noirs ont été tués par armes à feu par des policiers aux États-Unis depuis le début de l’année 2016


Autant c’est tragique pour Alton Sterling, ses proches et l’humanité en général, autant c’est d’une banalité affligeante.
D’après The Counted, une base de données de The Guardian — respectable quotidien anglais que je refuse de lire tant que je n’aurais pas vu son visa — recensant les gens tués par la police aux USA, 129 Noirs ont été tués par armes à feu par des policiers aux États-Unis depuis le début de l’année 2016. Sur un total de 135.


Je lis le commentaire désopilant d’un certain Maurice92 sur Le Figaro (le 06/07/2016 à 15 h 42) :


Il y a aussi des bavures envers des Américains d’origine européenne, statistiquement en nombre similaire compte tenu des taux de criminalités répertoriés. Alors un enregistrement vidéo, dont les conditions de réalisation sont invérifiables, ne pèse pas bien lourd face à ces faits. Il conviendrait de s’interroger sur les raisons qui peuvent pousser une personne — et plus généralement les médias américains — à encourager les tensions entre communautés.
Ce qui me donne envie de lui répondre : « Imbécile ! » Mais à la place, je vais lui dire 558 personnes le 6 juillet depuis le début de l’année 2016 :

  • 12 asiatiques (5,3 % de la population en 2013)
  • 13 natifs (0,9 % de la population en 2010)
  • 54 hispaniques (17,1 % de la population en 2013)
  • 135 noirs (13,2 % de la population en 2013)
  • 267 blancs (62,6 % de la population en 2013)

D’où mon observation que les vies noires ne comptent pas tant que ça.


Le rapport entre Black Lives Matter et Dead-Men ?


Directement ? Aucun.

À part le bon sens.

Toutefois, laissez-moi vous narrer une petite anecdote que je trouve amusante. Et qui vous amusera probablement si vous avez l’humour noir bien ancré.


Les « Nègres » dans Dead Men’s Tales


Dead Men’s Tales se déroule aux alentours de 1680.
Il s’agit d’une histoire de pirates alors que la société des flibustiers menée par Henry Morgan est sur le déclin. C’est aussi l’époque où le commerce des esclaves venus d’Afrique explose. Avant, ils passaient par le Sahara. Désormais, ils sont convoyés par la mer depuis des comptoirs.
À cette époque, la vie d’un esclave noir valait quinze livres.

Nous disposons d’une petite dizaine de bêta lecteurs. Et tous — à une exception près — ont été choqués par l’emploi quasi systématique des termes « Nègre » et « bois d’ébène ».
C’est à la fois rassurant (pour des raisons évidentes) et inquiétant (parce que le politiquement correct, c’est un peu comme les religions). Ces expressions étaient consacrées et communes en 1680. Elles ne sont pas employées à la légère, elles servent au contraire à souligner certains états d’esprit. Donc, au passage, elles resteront couchées telles quelles.

C’était il y a quatre siècles


Dead Men’s Tales se déroule à la fin du dix-septième siècle. Au début du vingt-et-unième, en définitive, ça n’a pas tellement changé.
Dans la forme, si.
Dans le fond ?
Et bien, 129 Noirs ont été tués par armes à feu par des policiers aux États-Unis depuis le début de l’année 2016, je le répète.

D’accord. La vie d’un Noir ne vaut plus 15 livres. Mais ça, ma bonne dame, les cours évoluent !

J’abuse


Oui, mais pas tant que ça.

Discussion anodine tandis que je faisais la queue dans un magasin au lieu d’être peinard assis à la terrasse d’un café. Un couple, juste derrière moi, penché sur un smartphone, commente un article sur le décès d’Alton Sterling.

« Ouais, d’accord ! Quand même, il avait une arme », stipule la jeune femme.
Certes. Ce qui n’est malheureusement absolument pas illégal en Louisiane. Et Alton Sterling ne l’a pas brandie : le pistolet a été retrouvé un peu plus tard dans l’une de ses poches.

« En plus, il avait aussi un casier judiciaire », remarque le jeune homme.
Je n’en sais rien : tout ce que j’ai pu lire précise qu’il avait déjà eu plusieurs fois affaire à la justice. J’imagine donc qu’il devait en effet avoir un casier. Il a été accusé et condamné pour vandalisme, effraction, possession de marijuana et violence domestique.

Ce n’était pas un saint.
Et alors ? Certains font pire, nuisent au monde et il y en a parmi vous qui votent pour eux.
Quels que soient ses antécédents, ils ne justifient pas d’être flingués au sol.

D’ailleurs, pour la petite histoire, le couple derrière moi, avec sa moralité supérieure et écrasante, a discrètement dérobé un paquet de piles. C’est du vol à l’étalage, condamné par la loi.
Comme quoi...

Précisons que si Alton Starling avait été blanc, on en aurait sans doute moins parlé et cela aurait été tout aussi tragique.
En même temps, s’il avait été blanc, statistiquement, il n’aurait sans doute pas été flingué ou même interpellé.

Et si vous voulez palper directement la médiocrité humaine, je vous invite à parcourir les commentaires de cet article sélectionné dans un grand quotidien français ; c’est à vomir :

« Je m’en fous, ce sont des crétins d’Américains ! » (interlocuteur imaginaire)


Félicitations, ton nom vient grossir la liste des trous de balle mentionnée en début d’article.



Dead Man JM

mardi 5 juillet 2016

À la recherche de la nouvelle Violette Anthémis





À la recherche de la nouvelle Violette Anthémis

Notre association avec Miss Edith Oswald ayant pris fin, nous sommes à la recherche d'un modèle de charme pour incarner Violette Anthémis.
Si l'idée de poser nue, dans l'urgence et dans des conditions atroces pour une rémunération misérable vous caresse dans le sens du poil, alors c'est le moment de vous manifester. Vous pouvez nous contacter :
  • à l'adresse suivante : contact[at]dead-men.fr ;
  • via un message privé sur Facebook ;
  • via un message privé sur Google Plus ;
  • via un message privé sur Twitter.
  • via Tumblr.

Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.
Aussi, n'hésitez pas à nous faire parvenir quelques photos (promis, elle resteront privées) via Dropittome (mot de passe "violette") ou via Tumblr.

Sachez toutefois que, si rien d'atroce ou de dégradant ne vous sera demandé, le programme a de grande chance d'attendre de votre part :

  • de la nudité intégrale ;
  • certainement un peu de bondage ou de BDSM soft (pas de quoi vous violacer les chairs, rassurez-vous) ;
  • de l'autodérision ;
  • de céder votre âme à Dead-Men et/ou au diable, mais ça on en reparlera une fois le contrat signé.


Sur ces bonnes paroles...


Dead Woman Sonia

samedi 25 juin 2016

Avec les loups, crions « mort aux syndicats ! »

Camarade, choisi ton camp !



Ceux qui ont déjà eu accès à des versions précédentes ou au travail en cours de Dead Men's Tales le savent déjà (d’accord, vous êtes nombreux, mais pas tant que ça), c’est l’histoire de gens en lutte. Des gens devenus plus ou moins volontairement des voyous qui terrorisent les bourgeois, car ils souhaitent un monde meilleur, et rejettent massivement la proposition d’empirer celui qu’ils connaissent déjà.
Paradoxalement — parce que c’est un hasard total — et malheureusement, ces histoires, ces fictions font parfois échos à l’actualité.


Pour la dissolution des syndicats


Lisons de jolies choses comme :
alors les gros connards d.anarchistes et autre gauchistes de merdeon se concentre , on écoute et on regarde biena 9 minutes 50 secondes et 17 minutes et 20 secondeset on comprend que ce n'est pas une grenade de la police bande de consmais une fusée tirée par un de ces dégénérés qui aboient à chaque manif,et qui vont finir par énerver suffisamment le peuple silencieux jusqu'à qu'il se réveille et qu'ils les massacre.attention la révolution ne viendra du côté que vous pensez.elle viendra de ceux qui en ont marre de vos sales gueules de feignasseset surtout mare de payer pour vous faire vivre t'as de parasites.

Ou encore des merveilles telles que :
Si Valls l'emporte en pliant ces rouges qui tuent notre pays depuis si longtemps alors je voterai pour lui.
La droite n y est jamais arrivé . 

Sans oublier l’un de nos préférés :
CGT et liberté sont antonymes.
Voir la pléthore de remarques qui égrennent la presse en général et le web en particulier
Ce syndicat jobicide nostalgique du Politburo est probablement responsable d'une grosse partie du chômage en France.


Alors d’accord. Très bien. Il est temps de dissoudre ces forces terroristes qui prennent le pays en otage, comme on ne cesse de le lire.
D’accord.
Pas de souci.
Aucun problème.

Une seule condition, qui en plus va dans le sens du libéralisme et qui devrait plaire au MEDEF (amené par extension, lui aussi, à disparaître) : si nous supprimons les syndicats, supprimons aussi tout ce qu’ils nous ont apporté :
  • le salaire minimum,
  • les congés payés,
  • les crèches,
  • le 13e mois,
  • les tickets restaurant,
  • l’interdiction du travail des enfants,
  • la liberté d’association,
  • le suffrage universel,
  • la limitation du temps de travail,
  • le droit au travail,
  • l’abolition de l’esclavage,
  • le droit de grève (et rétablissement de la loi Le Chapelier),
  • l’égalité des sexes,
  • la Bourse du Travail,
  • toute notion liée à la retraite,
  • toute notion de pénibilité du travail,
  • les assurances sociales,
  • la représentation salariale,
  • les conventions collectives,
  • et bien entendu désavouons le Conseil Natioanl de la Résistance (CNR) et rétablissons le service militaire.

Allons même plus loin !


Car c’est possible.
Si si. Demandez autour de vous. Contactez, par exemple, duffau eric, AlchimiePositive ou encore brat. Nous sommes certains qu’ils débordent de merveilleuses idées qui feront la joie de vos enfants et petits-enfants.

Nous proposons, par exemple, l’exécution sommaire des syndiqués, avec envoi de la facture de la balle aux familles. C’était très populaire en Chine, à une époque.
Des caméras, des microphones et des policiers dans chaque foyer. Après tout, si vous n’avez rien à cacher ou à vous reprocher, ça ne devrait pas vous déranger ! Si ça vous dérange, nous trouvons ça suspect. Autant vous prévenir tout de suite, nous relevons les noms et nous avons des enveloppes toutes prêtes adressées au 11 Rue des Ursins, dans le quatrième arrondissement !

Donc oui, démantelons les syndicats, ces terroristes qui prennent le pays en otage.



Toute l’équipe de Dead-Men

qui, constatant avec dépit qu’il y a de plus en plus d’étrangers dans le monde, va maintenant réfléchir à quoi faire de tous ces non-Français qui souillent notre sol et notre sang, en gardant à l’esprit cet adage : « j’aurais pas aimé être ton voisin juif pendant la guerre »

mardi 21 juin 2016

Promotions d’été 2016 : Violette Anthémis se déshabille pour dix euros

Économisez 10 € : trois sets de Violette Anthémis nue en promotion à moitié prix

C’est l’été.
L’Euro 2016 a été insupportable. Le temps méprisable. Vos vacances se sont avérées un désastre. Heureusement, Violette Anthémis est là pour rattraper le coup et se déshabille pour vous.


Trois sets de Violette Anthémis nue en promotion à moitié prix


Jusqu'au 31 août 2016, nous vous proposons les sets de juin, de juillet et d’août pour 10 € seulement, soit une économie de 50 % par rapport au prix normal. De quoi oublier un peu la vilaine période qui vient de s’écouler, non ?


Et puis 10 €, ça ne vous empêchera pas de partir en vacances. Et nous boirons un verre à votre santé (sans frais supplémentaires).
La galerie de nus de juin : Fondement corporatiste
Un effeuillage très au pied de la lettre de Miss Edith Oswald dans le rôle de Violette Anthémis, qui découpe ses vêtements jusqu’à finir toute nue. Le set propose 194 photographies.
La galerie de nus de juillet : Bondage
Une séance photo sadomasochiste de Miss Edith Oswald, attachée au rôle de Violette Anthémis, qui vous montre tout, sous toutes les coutures ! Le set et les bonus proposent plus de 300 photographies et 3 courtes vidéos.
La galerie de nus d’août : Street
Un effeuillage croustillant de Miss Edith Oswald dans le rôle de Violette Anthémis, qui nous expose ses formes. Le set d’août propose 103 photographies.
Alors, incitez Violette à se déshabiller !
Tout ça se passe par-là : http://violetteanthemis.dead-men.fr/.

Dead Woman Sonia

mardi 26 avril 2016

Violette : poker et prison

Avec l’approche d’un tout nouveau mois, vous attendez probablement un épisode tout neuf du strip-poker de Violette Anthémis.
Bonne nouvelle : il est prêt.
Mauvaise nouvelle : nous ne travaillons pas le 1er Mai, ça ne va pas, non ?


Pour le 1er Mai, Violette défile dans la rue. Nue, bien entendu.